Né en 1983, RERO est un artiste français qui vit et travaille entre Paris et le Brésil. Formé à l’économie et à la sociologie, il vient au monde de l’art par la pratique du graffiti et de l’affichage dans les friches urbaines, avant de développer un langage visuel immédiatement reconnaissable.
RERO interroge le contexte de l’art, les codes de l’image et de la propriété intellectuelle, notamment à travers l’acronyme WYSIWYG (What You See Is What You Get). Détournement et autocensure sont les maîtres-mots de ses recherches sur la négation de l’image : ses slogans jouent de l’humour noir et du non-sens pour s’adresser au passant.
Sa marque de fabrique reste ce trait épais qui barre chaque mot. Il a choisi la police Verdana pour son caractère neutre et impersonnel, à rebours des calligraphies du graffiti, et raye ses phrases précisément pour qu’on les remarque et qu’on les lise davantage. Fortement imprégné de philosophie et de sociologie, il ne cesse d’interroger notre société de consommation sans jamais juger, mais en plaçant le regardeur en position de le faire.
Son travail a été présenté dans de nombreuses galeries et institutions à travers le monde, en France comme à l’international.
Quand l’art conceptuel rencontre l’horlogerie : cette montre est née de la collaboration avec RERO, artiste français né en 1983, mondialement reconnu pour ses textes barrés d’un épais trait noir. À la croisée du street art et de l’art conceptuel, RERO interroge depuis des années notre rapport au langage, à l’image et aux contradictions de notre époque. Son geste est immédiatement identifiable : des mots en capitales, composés dans une typographie volontairement neutre, qu’il raye pour mieux les faire lire. Car chez RERO, barrer un mot ne l’efface pas, cela le révèle.
Sur cette pièce, il applique sa signature à l’objet qui incarne le mieux son sujet de prédilection : le temps. Le cadran noir à la texture minérale porte l’un de ses messages les plus mordants — TOUT TOUT DE SUITE — inscrit puis rayé, jouant de l’affirmation et de la négation. Sur une montre dont la fonction même est de mesurer le temps qui passe, l’artiste détourne avec un humour grinçant notre culte de l’urgence et de l’immédiateté. On lit, on rature, on relit : le sens se dédouble, et l’objet devient une invitation à la réflexion autant qu’un instrument de mesure.
Le design prolonge ce dialogue entre rigueur et radicalité. Le boîtier rond en acier inoxydable poli encadre un cadran profond où index appliqués et aiguilles argentées assurent une lisibilité parfaite, tandis que la fine trotteuse balaie le texte barré rappel discret que le temps, lui, ne s’arrête jamais. Le bracelet en acier à mailles structurées affirme une élégance urbaine et intemporelle, scellée par le poinçon gravé qui authentifie la rencontre entre savoir-faire horloger et création contemporaine.
Plus qu’une montre, une œuvre à porter au poignet. Une idée qui donne l’heure autrement.